Conseil de sécurité: L’URSS se retire de la conférence après le tremblement de terre en Azerbaïdjan

Lors de la conférence du Conseil de Sécurité hier soir, l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques a quitté la salle lors d’un caucus non-modéré, et n’est pas retourner par la suite. L’absence survient après un tremblement de terre en Azerbaïdjan qui visait spécialement les villes côtières. Le nombre de victimes est encore inconnu, mais les experts pensent que les dommages matériels et les pertes humaines seront importants pour la république.

Le tremblement de terre a bloqué les routes principales, ce qui devient un important problème puisque les forces policières ne peuvent atteindre les populations sous les débris. La France et la Bulgarie ont manifesté leur intérêt à envoyer des forces humanitaires par hélicoptères dans la région.

Durant le Conseil de Sécurité, l’Union Soviétique a été dans la mire de plusieurs délégations. L’URSS refuse catégoriquement de confirmer les rumeurs de génocide contre la majorité arménienne dans la région du Nagorno-Karabakh (la même région touchée par le tremblement de terre). À la suite du tremblement de terre, il semble peu probable que les violences dans la région se calme. En fait, l’agressivité risque d’empirer dû à l’inaccessibilité des routes par les forces policières.

La France et la Bulgarie envoient actuellement des hélicoptères en Azerbaïdjan. La France précise cependant que l’aide apportée serait strictement en lien avec le tremblement de terre, et non le génocide.

En réponse aux rumeurs de génocide, le Conseil de Sécurité a proposé d’envoyer des analystes soviets afin d’évaluer l’état de la situation entre les azerbaïdjanais et les arméniens. La Zambie, entre autres, c’est fortement opposée à cette résolution. Elle dit: «Il nous est impossible de croire les rapports émis par des évaluateurs de l’URSS puisqu’ils sont corrompus et biaisés. Les rapports ne seront pas véridiques, et ne confirmeront pas les rumeurs, malgré les 20 000 victimes arméniennes.» (Traduction personnelle)

L’URSS c’est abstenue de commentaires durant la conférence, sauf pour encourager «la coopération internationale» (Traduction personnelle) et demander aux pays de contribuer de l’aide humanitaire après le tremblement de terre. L’URSS a également remercier la France pour son aide après les secousses. L’Union n’a pas commenté sur l’affaire du génocide.

Après l’annonce de la certification de l’Allemagne comme membre officiel du Conseil de Sécurité et le coup d’état en Russie, il est impossible de prédire la position du nouveau gouvernement de la Fédération Russe face aux rumeurs de génocide. La seule certitude est que l’Union Soviétique ne désirait pas intervenir dans la région.

Le Parisien – Lucie Belzile