Des solutions au trafic humain: beaucoup de pain sur la planche

En cette fin de semaine, lors de la rencontre, à Montréal de l’Organisation Internationale de Police Criminelle, les délégués ont rapidement décidé de traiter des solutions à apporter afin d’en finir avec le trafic d’êtres humains et le trafic de migrants.

Si certains délégués ont apporté des solutions qui vont à la source même du trafic humain à l’internationale, d’autres ont opté pour des solutions qui viennent mettre en évidence le problème là où il se trouve.

La question de la sensibilisation et de l’éducation de la population aux sujets qui touchent et qui sont la source le trafic humain a fait l’objet de plusieurs interventions, notamment de la part de l’Indonésie, du Salvador et du Royaume-Uni. Ce dernier pays a rappelé la fameuse formule selon laquelle « le savoir mène au pouvoir ».

Le rôle de la législation a également été ramené sur la table par plusieurs délégués comme Fidji ou l’Indonésie. Certains aimeraient amener chaque pays à renforcer leurs lois afin de contrer le trafic humain.

Ces interventions ont toutefois fait sonner l’alarme de la souveraineté nationale au Pakistan plus tard dans les interventions. Ce pays préfèrerait diriger les efforts vers un système d’identification internationale, une mesure également prisée par plusieurs autres pays.

De son côté, la France a déploré la situation des femmes et des filles dans le trafic humain dont la très grande majorité se retrouve dans l’industrie de l’exploitation sexuelle. Le pays est même allé jusqu’à prôner la décriminalisation de la prostitution à l’échelle mondiale comme une piste de solution au problème.  

Bien entendu, la nécessité de coopération internationale pour arriver à régler la question était sur toutes les lèvres. Toutefois, la manière de s’y prendre ne faisait pas l’unanimité.

Plusieurs autres solutions ont été effleurées lors de cette première séance du comité. Une chose est certaine : la tâche est immense. Reste à voir si l’Organisation internationale de police criminelle saura utiliser son temps en cette fin de semaine pour proposer des mesures concrètes et réalisables.


Sara Morin-Chartier - Le Monde